Chaque étudiant finance ce service par sa contribution vie étudiante. La plupart n'y mettent jamais les pieds, souvent parce qu'ils ignorent l'étendue de ce qu'il couvre.
La contribution vie étudiante, réglée lors de l'inscription, finance notamment le service de santé universitaire.
Autrement dit : vous payez pour ce service que vous l'utilisiez ou non. Ne pas y recourir revient à payer pour rien.
Ce qui est proposé. Consultations de médecine générale, sur rendez-vous, sans avance de frais.
Pour quoi. Les motifs ordinaires — infection, fatigue persistante, problème dermatologique, renouvellement d'ordonnance — comme les questions plus délicates qu'on hésite à poser ailleurs.
Ce que ce n'est pas. Un service d'urgence. Pour une urgence, composez le 15.
La limite à connaître. Le service n'assure pas le suivi au long cours d'une pathologie chronique. Déclarez un médecin traitant en ville pour cela, et utilisez le service universitaire en complément.
C'est un pan important de l'activité, et peu connu.
Le suivi gynécologique : consultations, frottis, examens de routine.
La contraception : prescription, pose de dispositifs, information sur les différentes méthodes. La contraception est prise en charge sans avance de frais pour les personnes de moins de vingt-six ans.
Le dépistage des infections sexuellement transmissibles, gratuit et anonyme.
L'information et l'orientation en matière d'interruption volontaire de grossesse, dans le respect des délais légaux.
Tout cela est confidentiel. Aucune information n'est transmise à votre famille, quel que soit votre âge.
Le service dispose de psychologues, accessibles sur rendez-vous, sans avance de frais.
Les motifs de consultation. Anxiété liée aux examens, isolement, difficultés de sommeil, perte de motivation, deuil, rupture, questionnements personnels.
Il n'est pas nécessaire d'être en crise pour consulter. Une difficulté qui dure quelques semaines suffit à justifier un rendez-vous.
Le délai. Il peut être long en période chargée. Si l'attente est problématique, dites-le : des créneaux sont réservés aux situations urgentes.
En complément. Un dispositif national permet d'accéder à des séances remboursées auprès d'un psychologue partenaire, sans avance de frais.
Les vaccinations, avec vérification et mise à jour du calendrier vaccinal.
Les bilans de santé, proposés notamment aux étudiants de première année.
Les actions sur les conduites à risque : consommation d'alcool, de tabac, de substances, usage des écrans.
L'information nutritionnelle, sujet fréquent chez les étudiants dont le budget alimentaire est contraint.
C'est la mission la moins connue, et l'une des plus importantes.
Pour qui. Étudiants en situation de handicap, atteints d'une maladie chronique, d'un trouble d'apprentissage, ou dont l'état de santé nécessite des adaptations.
Ce que cela permet. Temps majoré aux examens, salle particulière, secrétariat d'examen, aménagement de l'emploi du temps, autorisation d'absence, matériel adapté, prise de notes.
Comment procéder. Un médecin du service de santé universitaire évalue la situation et émet un avis, qui fonde ensuite les aménagements accordés par l'établissement.
Quand. En début d'année universitaire. Une demande formulée en avril, avant les examens, aboutit rarement à temps.
Ce dispositif relève d'un droit, pas d'une faveur. Il faut simplement l'exercer dans les délais.
Sur rendez-vous, pris en ligne ou par téléphone selon les sites.
Le service dispose généralement de plusieurs points d'accueil répartis sur les campus : vérifiez lequel dessert le vôtre.
Le conseil pratique. Prenez un premier rendez-vous en début d'année, pour un motif simple. Vous saurez ensuite où aller, comment prendre rendez-vous et à qui vous adresser — ce qui compte beaucoup le jour où la situation est moins simple.
Non. Les consultations se font sans avance de frais, le service étant financé par la contribution vie étudiante que vous réglez à l'inscription.
Non. Le service assure aussi la prévention, le suivi gynécologique, la contraception, l'accompagnement psychologique et les aménagements d'études.
Oui. Le secret médical s'applique intégralement : ni votre établissement, ni vos enseignants, ni votre famille n'en sont informés.
Il ne s'y substitue pas pour le suivi au long cours. Déclarez un médecin traitant en ville et utilisez le service universitaire en complément.
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